Serions-nous devenus aveugles et sourds ?

aveugleLa dernière lettre d’information de Jean-Marc DUPUIS de « Santé nature innovation » : « Les aveugles conduisent » dit qu’un jour des aveugles pourront conduire une voiture.

Bien entendu ce n’était qu’un préambule visant à nous faire comprendre qu’il serait bon de « réapprendre à s’émerveiller ».
S’émerveiller de tous les cadeaux de la vie, des merveilles de technologies qui embellissent notre quotidien. Au lieu de quoi nous nous plaignons que notre ordinateur ne fonctionne pas comme il le faudrait, que le GPS n’ait pas la dernière version de la carte routière, ou que le micro-ondes – si nocif – ait rendu l’âme.

Hélas, je crois que nous sommes déjà tous aveugles. Aveugles et sourds face aux présents de la vie… Car c’est la Vie qui m’a sauvée à un moment où j’étais dans le gouffre.

Avant d’y venir, je ne ferai qu’un petit constat de la situation actuelle.

Nous sommes devenus si dépendants de la technologie, qu’effectivement, nous pouvons être tenté d’être frustré à la moindre faille du système, sans la moindre reconnaissance de ce que la Vie nous offre quotidiennement, et pire, sans même y avoir prêté la moindre attention. Nous nous émerveillons davantage de ce que notre smartphone fait de mieux au lieu de sortir au grand air respirer les fleurs du printemps, profiter du soleil…  Et quand il pleut nous maudissons la pluie au lieu de nous réjouir de ce qu’elle nourrit la terre et remplit nos nappes phréatiques.

Je pense qu’il s’agit là du plus grand drame de notre vie moderne. Les jeunes passent le plus clair de leur temps sur facebook quand ce n’est pas à envoyer des sms à plus d’heure. Et quand je les vois marcher dehors, c’est le nez dans leur téléphone ! On les brancherait comme des ciBORG, cela ne ferait aucune différence !…

Ce n’est pas tant de subir les caprices d’un système économique débridé auquel nous n’avons pu ou su dire non, mais de ne plus remarquer les miracles de la vie, et encore moins toutes les fois où nous avons été aidé. Et plus grave encore, d’oublier que nous sommes maître de notre vie.

Car, aveugles, nous le sommes devenus, mais aussi sourds à la petite voix intérieure qui nous pousse à changer de comportement, de mode de vie, de croyances limitantes, et de nous libérer de notre rôle de victime…

Il est si facile de se croire victime et de s’enliser dans cette attitude auto-destructrice tout en blâmant les autres, la vie, le monde, le système dans lequel nous vivons et que nous avons finalement souhaité et créé !

Sommes-nous réellement victime ? Telle est la question.
La question serait plutôt de savoir ce que chacun de nous souhaite réellement faire de sa vie pour qu’elle reflète la paix, la prospérité et la santé.

Alors je vais vous délivrer mon message personnel en souhaitant qu’il soit comme une graine qu’on plante dans le terreau de l’espoir, du courage et de la volonté de grandir.

J’ai 38 ans mais intérieurement, j’ai l’impression d’en avoir le double. La vie nous offre parfois l’opportunité de vivre en peu de temps de grandes épreuves dont il ne tient à qu’à soi d’en extraire les leçons de sagesse.

Pour avoir vécu de grands traumatismes dans ma vie, j’aurais pu mettre fin à mon existence plusieurs fois, mais je ne l’ai jamais fait. Sans doute parce que j’ai toujours vu la lumière poindre au bout du tunnel en dépit des apparences.

Cette volonté s’est appuyée certes, sur l’espoir de jours meilleurs où je ne serais plus contrainte à la prostitution par mon propre mari, ni condamnée à vivre dans la douleur physique, l’épuisement, des problèmes de colopathie, d’endométriose, les infections à répétition… elle s’est aussi appuyée sur ma faculté à voir au delà du drame que je vivais.

J’aurais pu dire STOP d’innombrables fois, y compris lorsque j’ai fait un burn-out suite à mon divorce. Déjà adolescente, le drame avait commencé avec ma jeune soeur tombée gravement malade…

Une fois que toutes ces choses ont passé, j’ai continué à vivre d’autres épreuves. Le but n’est pas de vous appitoyer sur mon sort car je vais bien. Et vous comprendrez pourquoi et comment.

Mais le « pourquoi » n’est pas très important. L’important est de savoir COMMENT on se relève.

La vie nous offre quantité d’opportunités de grandir, par le courage, la force intérieure, la confiance, la tolérance, la compassion… Par le lâcher prise aussi.

Lacher prise quand il n’y a rien que nous puissions faire. Laisser la vie se charger de soi. Tout simplement. Comme le petit enfant dans les bras de sa mère. Alors, soudain, un rayon de soleil perce et nous rencontrons les bonnes personnes, les bonnes opportunités se présentent. Ce n’est pas un hasard. Il n’y a ni chance ni malchance. C’est votre regard posé sur le monde et vous-même qui modifie votre chemin.

Combien de fois n’avez vous pas été aidé dans des moments difficiles, par une main encourageante et aimante tendue vers vous, par un judicieux conseil, une belle rencontre… ? Combien de fois n’avez-vous pas remarqué le pépiement d’un oiseau dans les moments sombres de votre vie, rappelant que vous pouvez, comme eux, vous élever dans les airs et tendre votre esprit vers de nouveaux horizons plus lumineux ?

C’est ce regard là qui m’a sauvée. Pas celui du drame qui n’en était pas un.

On entend beaucoup de choses sur l’importance de profiter de l’instant présent.

Quand on vit l’instant présent, on ne pense plus à ses soucis car à ce moment là ils n’existent plus. Ils existent quand on leur porte attention et quand on leur donne vie et force.

Vous savez, la nature a horreur du vide. Alors pourquoi ne pas faire le vide pour faire fleurir de belles choses, de belles opportunités ?

La paix est notre nature profonde, car la paix est l’essence de la Vie. Si la vie n’était pas en paix, elle ne tenterait pas de rééquilibrer en permanence les dommages que nous faisons subir à la Terre.

Je vais vous raconter une anecdote qui a son importance…

Un jour, en proie à des angoisses pour l’avenir, il s’est passé quelque chose d’extraordinaire. Le silence a fait place à la peur. Un silence total, paisible. Seule a succédé la paix intérieure et l’observation de moi même, du panorama de la vie, de la mer s’étendant sous mes yeux tout en marchant… Tout était calme. Et tout était beau, parfait. Il n’y avait pas d’erreur.

J’ai réalisé tout à coup que j’étais observatrice de ce que j’interprétais comme des éléments extérieurs à moi. Observatrice et non plus actrice d’un drame qui ne me concernait plus. Qu’aurais-je pu craindre ? Dans cette observation, tout était en paix. J’ETAIS la paix.

Par la suite, on m’a dit que cet état spécial était la conséquence d’un stress post-traumatique.

L’important n’est-il pas que cet état soit advenu en moi, qu’il y ait eu prise de conscience ? Et si le revers de la médaille d’un stress post-traumatique était l’avènement de la paix en soi , de l’intégration d’une immense leçon de vie ?

La vie, d’ailleurs, a poursuivi son cours et tout a changé d’un seul coup, grâce à ce nouveau regard posé sur moi et le monde. J’ai découvert grâce à une lettre d’information d’Alternative Santé une méthode de retraitement des traumatismes extrêmement efficace : l’EMDR. J’ai commencé alors des soins en EMDR, en hypnose ericksonienne et en bio-énergie. Aujourd’hui, je suis moi même praticienne en relation d’aide. Encore un hasard ?

La fin de la peur est notre salut. Car la vie prend le temps d’infuser en notre for intérieur les leçons de vie comme les nutriments que nous assimilons dans notre corps physique. La vie nous présente régulièrement les opportunités de transformation dont nous avons besoin pour nous réaliser totalement.

Je peux vous assurer que la paix est déjà en vous, à condition que vous appeliez à sa manifestation avec FOI. Rien n’est extérieur à vous, si ce n’est votre croyance erronée que quelqu’un d’autre a le pouvoir sur vous.

La science et notamment la physique des particules ne fait qu’étayer le fait que l’univers répond à l’observation portée sur monde quantique, c’est à dire le regard porté sur les choses. Elle prouve quantité d’autres principes universels énoncées par les plus grandes traditions du monde. Est-ce un hasard ? De mon point de vue, le chaos n’est que fluctuation d’un grand ordre…

Que la paix soit avec vous, dans la douceur de votre cœur. Guérissez bien !

Et profitez bien du printemps et de son offrande de couleurs et de senteurs merveilleuses !

Sandrine BUZIN

un-autre-souffle.fr